La 6ᵉ édition du Pitch O’Féminin met à l’honneur cinq femmes cinéastes venues de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo et du Bénin. À travers leurs projets, elles abordent des sujets aussi variés que l’accès au savoir, les violences sociales, la santé mentale, le mysticisme ou encore les traditions liées au mariage.

Cette sélection témoigne surtout d’une volonté commune : transformer des réalités africaines en histoires cinématographiques capables de toucher, questionner et faire réfléchir les publics.

1. NENE MARIE JOSEE – Côte d’Ivoire

L’ÉTUDIANTE DE L’OMBRE

Comédienne et actrice ivoirienne diplômée d’un Master en Art Dramatique, Nene Marie Josee possède une expérience importante au cinéma et à la télévision. Elle souhaite aujourd’hui élargir son parcours en développant ses propres projets en tant qu’actrice et productrice.

L’Étudiante de l’ombre raconte l’histoire d’Awa, une jeune femme privée d’école pendant son enfance faute de moyens. Déterminée à apprendre, elle acquiert clandestinement ses connaissances en observant les cours depuis la fenêtre d’une salle de classe.

Des années plus tard, Awa devient une brillante « étudiante de l’ombre » à l’université, sans jamais être officiellement inscrite. Sa vie bascule lorsqu’elle décide de participer à un prestigieux concours pour obtenir une bourse d’études européenne. Mais son absence de documents administratifs risque de révéler sa clandestinité et de la confronter à la justice.

Le pitch du film :

« Privée d’école dans son enfance, Awa devient une étudiante de l’ombre surdouée à l’université, jusqu’au jour où un prestigieux concours européen menace de révéler sa clandestinité et de la confronter à la justice. »

2. BITIBALI ZERBO ROSE – Burkina Faso

TU MOURRAS

Communicante et autrice basée à Ouagadougou, Bitibali Zerbo Rose nourrit depuis plusieurs années une passion pour les lettres, la culture et les récits africains. Après avoir publié deux nouvelles, elle s’est tournée vers l’écriture cinématographique et développe aujourd’hui des histoires inspirées du réalisme magique et des récits psychologiques.

Avec Tu mourras, elle plonge le spectateur dans un univers de mysticisme, de culpabilité et de vengeance.

Dabou a sacrifié sa fille unique afin de devenir riche. Pour que le pacte mystique fonctionne, une condition absolue doit être respectée : le silence et les yeux secs. Mais les larmes incessantes de la mère, qui ignore les manigances de son époux, viennent briser l’interdit et libèrent l’esprit vengeur de la fillette. Désormais hanté, Dabou doit trouver un moyen d’échapper aux conséquences de son acte.

Le pitch du film :

« À cause d’un acte impardonnable, Dabou est hanté par l’esprit de sa fille. »

3. FURAHA MURHABAZI PASCALINE – République démocratique du Congo

MALIPIZI

Autrice, réalisatrice et comédienne originaire de Bukavu, Furaha Murhabazi Pascaline évolue dans le cinéma depuis 2020. Elle est également cofondatrice du CIFEBUK, une initiative destinée à promouvoir et renforcer les capacités des femmes dans le secteur cinématographique, et fondatrice de KIFI Drama Academy.

Son projet Malipizi suit Shukuru, une jeune femme de 22 ans dont la vie bascule lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte de Kyanza, un jeune homme de 25 ans avec qui elle espérait construire son avenir.

Face à cette grossesse, Kyanza lui demande d’avorter pour préserver son honneur. Shukuru refuse et se retrouve abandonnée dans un environnement où les traditions et le regard de la communauté deviennent une source de jugement et de violence. Isolée, elle doit puiser au plus profond d’elle-même pour protéger son avenir et celui de son enfant.

Le pitch du film :

« Dans un village où les traditions dictent les vies, Shukuru, une jeune fille enceinte abandonnée, doit affronter seule les jugements et les violences de sa communauté, découvrant une force insoupçonnée pour protéger son avenir et celui de son enfant. »

4. ZABSONRE ARMANDE JOCELYNE PENGDWENDÉ – Burkina Faso

L’ENFANT QUE J’ÉTAIS

Armande Jocelyne Pengdwendé Zabsonré est une jeune autrice et scénariste burkinabè passionnée par les récits à impact social. Son travail s’intéresse notamment à la santé mentale, à la résilience, à la condition féminine et à l’inclusion sociale.

Avec L’Enfant que j’étais, elle explore le fantastique à travers le parcours d’Iris, 26 ans, qui s’effondre progressivement sous le poids des attentes de son entourage.

Un jour, d’étranges traces de craie bleue apparaissent dans son appartement. Peu après, une mystérieuse fillette de huit ans commence à la suivre. Persuadée qu’elle perd la raison, Iris tente de lui échapper, mais l’enfant refuse de disparaître. Elle semble être porteuse d’un message que la jeune femme doit absolument comprendre.

Le pitch du film :

« Alors qu’elle perd ses repères, Iris est poursuivie par une fillette étrange. »

5. AGONGNON BIWEGNON DIVINE ANGE CAROLE – Bénin

LA DOT

À seulement 20 ans, Agongnon Biwegnon Divine Ange Carole évolue dans la création cinématographique comme scénariste et assistante réalisatrice. Passionnée de littérature et d’art, notamment de slam, elle est également championne internationale de slam.

Son projet La Dot s’intéresse à une tradition qui, lorsqu’elle devient une épreuve de prestige, peut finir par écraser ceux qu’elle était censée unir.

Alain, 28 ans, est mécanicien dans une petite ville. Après avoir économisé pendant des années, il décide de demander officiellement la main de Valérie, la femme qu’il aime. Mais la liste de la dot remise par sa famille s’allonge progressivement. Alain travaille jour et nuit pour satisfaire les exigences, qui deviennent toujours plus lourdes : argent, moto, bijoux, travaux et nouvelles dépenses.

Au fil des mois, le jeune homme s’épuise et voit ses économies disparaître. Lorsque la famille de Valérie impose finalement une nouvelle exigence — l’acquisition d’un terrain — Alain comprend que le problème n’a jamais réellement été la dot. Il réalise que cette tradition est devenue un obstacle qui empêche leur amour d’aboutir.

Le pitch du film :

« Dans une famille ouest-africaine où la dot est devenue une épreuve de prestige, un jeune homme épuise tout ce qu’il possède pour épouser la femme qu’il aime, jusqu’au jour où il comprend que la tradition qu’il respecte est en train d’écraser leur avenir. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *